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Mercredi 1 juin 2005

 

 Vie et œuvres :

18. «Il trouvait étrange que les grammairiens fassent tant de recherches sur les défauts d'Ulysse tout en ignorant leur propre malice. Ou que les musiciens s'emploient à harmoniser les cordes de leur lyre sans se soucier d'accorder les dispositions de leur âme ; que les mathématiciens n'aient d'yeux que pour le soleil et la lune sans remarquer ce qu'ils ont sous les pieds ; que les orateurs mettent un tel sérieux à parler de la justice sans la pratiquer en aucune façon. Il trouvait étrange enfin que les avares fassent profession de mépriser l'argent quand ils en sont souverainement épris. Il condamnait encore ceux qui envient les millionnaires tout en faisant l'éloge des gens honnêtes pour leur mépris des richesses. Ce qui excitait sa colère, c'était de voir les gens offrir des sacrifices aux dieux pour demander la santé, et au beau milieu du sacrifice, ces mêmes gens festoyaient au détriment de leur santé !»
21. «Il nous plaît de raconter comment Diogène sut répondre avec esprit à ce genre de sophisme dont nous avons parlé, et que lui proposait, pour s'en moquer, un certain dialecticien de l'école de Platon. Le disputeur l'interrogeait ainsi : «Tu n'est pas ce que je suis, n'est-ce pas ?» Diogène l'admit, en effet, et l'autre d'ajuoter : «Or, je suis un homme». Ce à quoi Diogène donna aussi son accord, et le dialecticien de conclure : «Tu n'es donc pas un homme.» – «Voilà qui est faux, reprit Diogène, et si tu veux que cela devienne vrai, commence donc par moi !» (Aulu-Gelle, Nuits attiques, XVIII, 13, 7-8)
22. «On attribue à Alexandre le mot suivant : «Si je n'avais pas été Alexandre, j'aurais voulu être Diogène.» (...)
24. (...) «Certains lui disaient : «Tu es âgé : dorénavant, prends un peu de repos.» – «Eh quoi ! Fit-il, si je courais le long stade, devrais-je me relâcher près de la ligne d'arrivée ? Ne devrais-je pas plutôt accélérer ?» Invité à un dîner, il signifia qu'il n'irait pas, car la dernière fois qu'il s'y était rendu, on ne lui en avait pas su gré. Il avait l'habitude de marcher pieds nus sur la neige, en plus de tout ce qu'on a raconté ci-dessus.» (...)
27. «Dis-moi, je te prie, lequel admires-tu davantage, Dédale qui inventa la scie, ou Diogène qui, voyant un jeune garçon boire dans le creux de sa main, tira aussitôt sa coupe de sa besace et la brisa, en se faisant ce reproche : «Je suis bien fou d'avoir porté si longtemps des bagages superflus !» Il se recroquevilla alors dans son tonneau et s'y laissa aller au sommeil.» (Sénèque, Lettre 90, 14)
31. «Comme tout cynique, Diogène répondit avec franchise à Alexandre qui lui demandait s'il avait besoin de quelque chose : «À présent, lui dit-il, enlève-toi un tout petit peu de mon soleil !» Alexandre gênait, en effet, Diogène qui était à prendre le soleil. Ce dernier avait d'ailleurs l'habitude de démontrer comment son existence et sa fortune l'emportaient de loin sur celles du roi de Perse : il ne manquait de rien, tandis que celui-là n'était jamais satisfait ; il ne désirait aucune des voluptés dont le roi n'était jamais assez rassasié, alors que ce dernier ne pouvait en aucune façon jouir des plaisirs du philosophe.» (Cicéron, Tusculanes, V, 32, 98, et Plutarque, vie d'Alexandre, 14)
34. «Un philosophe discourait des phénomènes célestes : «Combien de temps as-tu mis, lui demanda Diogène, à venir du ciel ?» Un eunuque vicieux avait inscrit sur sa porte : «Rien de mauvais n'entre ici.» Diogène lui dit : «Comment donc le maître de la maison pourra-t-il entrer ?» Il avait oint ses pieds de parfum «car, disait-il, le parfum versé sur la tête s perd dans l'air, tandis qu'il monte des pieds aux narines.» Les Athéniens le pressaient de se faire initier en lui représentant les honneurs échus aux initiés dans l'Hadès. «Il serait ridicule, reprit-il, qu'Agésilas et Epaminondas aient à moisir dans le bourbier tandis que le premier venu, s'il est initié, ira résider dans l'île des bienheureux !»
37. «Voyant quelqu'un se purifier par des aspersions rituelles, Diogène lui dit : «Malheureux, ignores-tu une chose ? Pas plus que de tes fautes de grammaire, ce n'est pas en t'aspergeant que tu vas te débarrasser de tes fautes de conduite !» Il reprochait aux hommes leur façon de prier : tout ce qu'ils demandent, affirmait-il, c'est ce qui leur semble bon et non ce qui est vraiment bon. Aux gens terrifiés par leurs rêves, il avait l'habitude de dire : «Vous ne prêtez aucune attention à ce que vous faites en état de veille, mais vous examinez avec soin les fantaisies qui vous viennent en dormant.» Entendant à Olympie la proclamation du héraut : «Dioxippe est vainqueur des hommes», Diogène répliqua : «Pardon ! Il a vaincu des esclaves, moi j'ai vaincu des hommes.»
39. (...) «À celui qui tirait vanité de la peau de lion qui le couvrait, Diogène disait : «Cesse donc de déshonorer le vêtement du courage.»
47. «Un garçon tout fardé vint l'interroger. Diogène lui répondit qu'il ne répondrait rien avant qu'il n'ait retroussé sa tunique pour montrer s'il était une femme ou un homme. Un autre gamin jouait au cottabe au bain public. Diogène lui dit : «Mieux tu joueras, pis ce sera pour toi !» Durant un banquet, certains convives lui lançaient des os comme à un chien : il s'en tira en allant pisser sur eux comme un chien !»
73. «Certains auteur lui attribuent encore le trait suivant : Platon l'aperçoit en train de laver les laitues ; il s'en approche donc et lui dit en douce : «Si tu avais cultivé Denys, tu n'en serais pas à laver des laitues», et Diogène de reprendre sur un ton tout aussi serein : «Toi, si tu avais lavé des laitues, tu n'aurais pas eu à cultiver Denys.» Quelqu'un disait : «Bien des gens se moquent de toi». – «Et probablement, reprit-il, les ânes en font autant vis-à-vis d'eux, et comme ils ne prêtent aucune attention aux ânes, j'en fais autant pour eux.»
80. (...) «Les courtisanes bien tournées, il les comparait à des poisons mélangés de miel.»
82. «Il était en train de déjeuner sur la place publique : «Chien !» criaient les badauds réunis autour de lui. «C'est plutôt vous les chiens, reprit-il, puisque vous m'entourez pendant que je mange.»
89. «Aristippe lui demandait quel profit il avait tiré de la philosophie. Diogène lui répondit : «Pouvoir être riche sans aucune obole.» (Gnomol. Vat., 182)
90. «Et d'où es-tu ?» – «Je suis citoyen du monde.» Des parents sacrifiaient aux dieux pour avoir un fils ; Diogène leur dit : «Ne sacrifiez-vous pas aussi pour assurer de ce qu'il va devenir ?» (...)
97. «Quelqu'un lui présenta son fils : «Très bien doué, disait-il, et d'excellentes moeurs.» - «Mais alors, reprit Diogène, quel besoin a-t-il de moi ?» À son avis, les gens qui parlent de choses sérieuses sans le smettre en pratique ne diffèrent en rien de la cithare : la cithare, en effet, n'a pas d'oreille ni de sensation.»
98. «Certains hommes, disait Diogène, ont le mot juste, mais il ne savent pas s'écouter eux-mêmes pas plus que la lyre ne sait percevoir les beaux sons qu'elle émet.» (Stobée, W.H. III, 23, 10)
99. (...) Apercevant un jour un jeune homme qui se donnait des airs efféminés, il lui fit la leçon suivante : «N'as-tu pas honte de vouloir empirer l'oeuvre de la nature ? Elle a déjà fait de toi un homme, et tu travailles maintenant à te changer en femme !»
101. «Voyant un sot en train d'accorder un instrument, il s'écria : «Honte à toi qui sais ajuster des sons au bois, mais ne peux harmoniser ton âme à la vie !» «Je ne suis pas doué pour la philosophie», lui avouait quelqu'un, et Diogène répondait : «Mais pourquoi vis-tu, si le bien-vivre ne te préoccupe plus ?» À un fils qui méprisait son père, Diogène disait : «N'as-tu pas honte de mépriser celui à qui tu dois de pouvoir être fier de toi-même ?» Entendant un beau garçon parler de façon grossière, il lui dit : «Ne rougis-tu pas de tirer d'un fourreau d'ivoire un couteau de plomb ?» (...)
102. (...) «Les hommes pervers, disait-il, obéissent à leurs désirs comme les serviteurs à leur maîtres.»
103. (...) «On lui demandait si la mort est un mal : «Comment serait-elle un mal, disait-il, puisqu'on n'est plus conscient quand elle se présente ?» Se tenant devant Diogène, Alexandre lui disait : «N'as-tu pas peur de moi ?» – «Et pourquoi ? Reprit-il, qu'es-tu ? Un bien ou un mal ?» – «Un bien», fit Alexandre. «Et qui donc a peur du bien ?» conclut Diogène. (...)
110. «Rien, disait-il, n'a de chance de réussir dans la vie sans entraînement, et c'est l'entraînement qui est capable de tout surmonter. Il faut donc préférer à des efforts inutiles ceux que recommande la nature pour en arriver à vivre heureux : c'est par leur bêtise même que les hommes se rendent malheureux. En effet, le mépris du plaisir lui-même est très agréable quand on s'y est entraîné : tout comme, par exemple, les habitués d'une vie de plaisir passent sans agrément d'un état à l'état opposé, ainsi ceux qui se sont entraînés à l'état contraire éprouvent plus d'agrément à mépriser le plaisir qu'à en jouir. Voilà quels étaient ses discours et il les démontrait en actes, marquant vraiment d'une fausse empreinte la monnaie, c'est-à-dire n'accordant jamais à la coutume le poids qu'il donnait aux valeurs naturelles : en ses propres mots, il menait le genre de vie qui avait caractérisé Héraclès quand il mettait la liberté au-dessus de tout.
Tout, disait-il , appartient au sage, et il recourait, à cet effet, à des raisonnements comme ceux que nous avons rapportés plus haut : tout appartient aux dieux ; les dieux sont amis des sages ; entre amis, tout est commun. En conséquence, tout appartient au sage. (...) Diogène se moquait, en outre, de la noblesse du sang, du renom et autre choses du même genre ; ce sont, disait-il, les parures voyantes du vice. Et la seule vraie citoyenneté s'étend au monde entier.» (...)
117. «Diogène, le philosophe cynique, était d'une grandeur d'âme supérieure. Étant tombé aux mains de pirates qui lui accordaient à peine, et chichement, les aliments nécessaires à la vie, il ne se laissait pas abattre par une telle conjoncture, et il ne craignait pas la cruauté de ses ravisseurs. Il disait plutôt : «Il est bien curieux que l'on engraisse d'aliments soigneusement préparés pour rehausser leur chair, les porcs et les moutons destinés à la vente, tandis que le plus bel animal, l'homme, on le laisse aller à vil prix après l'avoir exténué par le jeûne.» Il prenait alors la nourriture qui lui suffisait, et quand il fut sur le point d'être vendu avec ses compagnons, il prit d'abord le temps de s'asseoir et de déjeuner, de la façon la plus courageuse qui soit, allant même jusqu'à partager sa pitance avec ses voisins. L'un d'eux, non content de se désoler, se laissait aller à la plus grande tristesse. Diogène lui dit alors : «Ne vas-tu pas couper court à tes inquiétudes ? Sers-toi des vers suivants :


Niobée elle-même, l'héroïne à la bele chevelure,
a songé à manger,
Alors même qu'en sa maison, douze enfants
avaient péri
Six fils et six fils en pleine jeunesse.»

122. «Dans son ouvrage Les pédagogues, Cléomène raconte que des amis de Diogène avaient l'intention de le racheter, mais ce dernier les qualifiait de naïfs : «Les lions, disait-il en effet, ne sont pas esclaves de ceux qui les nourrissent, mais bien au contraire, ce sont les gardiens qui servent les lions. Car la crainte est le propre de l'esclave, et ce sont les fauves qui inspirent la crainte aux hommes.» (...) Les versions de sa mort sont cependant bien différentes : d'après les uns, il fut saisi de coliques et mourut après avoir dévoré un poulpe tout cru ; d'autres prétendent qu'il retint volontairement sa respiration. (...)
124. «Tout en ayant les mêmes sentiments (que Socrate, face à la mort), Diogène était plus rude : en bon Cynique, il s'exprimait de façon plus brutale en exigeant que l'on jette son cadavre sans l'inhumer. Ses amis lui demandaient alors : «Veux-tu qu'on le jette en pâture aux oiseaux ou aux fauves ?» – «Pas du tout, reprit-il, mais posez seulement à mes côtés un bâton pour les chasser !» – «Et comment donc pourrais-tu le faire ? Tu seras inconscient.» – «Mais alors, si je suis inconscient, quel mal pourraient me faire les morsures des bêtes ?» (Cicéron, Tusculanes, I, 43, 104)


Diogène parlant à Alexandre.

II. Autres témoignages.

151. «À quelqu'un qui lui demandait comment on pouvait devenir maître de soi, Diogène répondit : «En se reprochant fortement à soi-même ce que l'on reproche aux autres.» (Stobée, W.H. III, 4, 83)
153. «Certains le tournaient en ridicule parce qu'il déambulait à reculons sous un portique. Diogène leur répliqua : «N'avez-vous pas honte de me reprocher d'aller à reculons en marchant, vous qui parcourez à reculons le chemin même de votre vie ?» (Stobée, W.H. III, 6, 36)
156. «Comme disait Diogène, «il y a bien des souris et des belettes dans les maisons qui regorgent de victuailles : de même, les corps que l'on gave de nourritures attirent bien des maladies». (Stobée, W.H. III, 6, 37)
157. «Les hommes, disait-il, mangent par goût du plaisir, et pour le même motif, ils ne consentent pas à s'arrêter de manger.» (Stobée, W.H. III, 6, 40)
158. «Diogène se moquait des gens qui scellent leurs trésors avec des verrous, des clés et des cachets, mais ouvrent toutes les portes et fenêtres de leur corps, la bouche, le sexe, les oreilles et les yeux.» (Stobée, W.H. III, 6, 17)
160. «Voyant les citoyens de Mégare édifier de longs murs, Diogène leur dit : «Malheureux ! N'envisagez donc pas la grandeur des murailles mais celle des gens qui s'y tiennent !» (Stobée, W.H. 7, 17)
161. «Il n'y a pas d'effort valable, à moins qu'il ne vise à la grandeur d'âme et à la force d'esprit – et non pas celle du corps. (Stobée W.H. III, 7, 17)
162. «Diogène comparait les avares aux hydropiques : les uns et les autres, pour leur mal, désirent toujours plus ce dont ils sont déjà remplis, ceux-là, de l'argent, ceux-ci, de l'eau. Et leur passion s'accroît d'autant plus qu'ils se procurent davantage les objets de leur désir.» (Stobée, W.H. III, 10, 45)
171. «Comment peut-on se venger d'un ennemi .» demandait-on à Diogène. Il répondit : «En faisant de lui un honnête homme.» (Plutarque, Moralia, 21 F et 88 B)
175. «La vérité est amère et désagréable aux gens sans esprit, tandis que la fausseté leur est douce et agréable. C'est, je crois, tout comme pour les malades : la lumière leur blesse les yeux, tandis qu'ils aiment les ténèbres qui les empêchent de voir et ne leur causent aucun trouble.» (Codex florent. de Jean de Damas, II, 31, 22)
183. «Durant un banquet, Diogène versa par terre le vin qu'on lui avait offert un peu trop généreusement, ce pourquoi certains convives se mirent à le blâmer. Il leur répondit alors : «N'est-il pas vrai que si je le buvais, non seulement il disparaîtrait, mais il me perdrait tout aussi bien ?» (Antonius et Maximus, l'Ébriété, 302)
187. «À quelqu'un qui se disait philosophe mais ne cessait de soulever des controverses, Diogène disait ceci : «Malheureux ! Tu prétends faire de la philosophie quand tu ruines par tes discours ce qu'il y a de meilleur dans la vie du philosophe !» (Stobée, W.H. III, 33, 14)
195. «Diogène, apercevant des femmes qui bavardaient ensemble, eut ce mot : l'aspic empreinte son poison à la vipère.» (Antonius et Maximus, les Femmes perverses, 609)
203. «On lui demandait ce que la terre portait de plus lourd : «Les gens sans éducation», répondit-il.» (Codex florent. de Damas, II, 13, 75)
204. «Diogène entendit un jour à l'Agora un astrologue qui, montrant des tablettes sur lesquelles étaient dessinées des étoiles, expliquait qu'il s'agissait là des astres errants. «Ne conte pas de sornettes, mon ami, lui dit-il, ce ne sont pas les astres qui errent, mais ceux-ci», et il indiquait du doigt tous les assistants.» (Stobée, W.H. II, 1, 23)
205. «Quelqu'un lui demandait quels étaient les hommes les plus nobles. Diogène lui répondit : «Ceux qui méprisent la richesse, la gloire, le plaisir et la vie, et qui dominent par ailleurs leurs contraires, la pauvreté, l'obscurité, la peine et la mort.» (Stobée, W.H. IV, 29a, 19)
206. «Diogène déclarait : «La mort n'est pas un mal, puisqu'elle n'est pas un déshonneur. La renommée est un bavardage de sots.» «La nudité, disait-il encore, est préférable à la toge pourpre, et se coucher sur un sol nu, c'est le plus doux des grabats.» Et comme preuve de ce qu'il avance, il apporte sa propre assurance, son imperturbabilité, sa liberté, et, en outre, son petit corps trapu et resplendissant de santé.» (Épictète, I, 24, 6-8)
209. «Il qualifiait de triple esclaves les gens qui se laissent vaincre par la gourmandise, le sexe et le sommeil.» (Gnomol. Vat. 195)
211. «La pauvreté, selon Diogène, est, pour la philosophie, une aide qu'on n'apprend pas dans les livres : ce que la philosophie tente d'inculquer par des discours, la pauvreté, par les faits, contraint l'esprit à les saisir.» (Stobée, W.H. IV, 32a, 11)
212. «À un mécréant qui lui reprochait sa pauvreté, Diogène répondait : «Je n'ai jamais vu personne être perverti par la pauvreté, mais par le mal, j'en ai vu beaucoup.» (Stobée, W.H. IV, 32a, 12)
214. «On lui demandait qui est riche parmi les hommes : «Celui qui se suffit à lui-même», reprit-il.» (Gnonol. Vat., 180)
215. «Quelqu'un le blâmant d'être pauvre. «Misérable ! Lui dit Diogène, tu as pourtant vu bien des gens accéder à la tyrannie à cause de la richesse, mais jamais à force de pauvreté.» (Stobée, W.H. III, 33, 26)
223. «À quelqu'un qui lui demandait comment devenir célèbre, Diogène répondit : «Occupe-toi le moins possible de ta renommée.» (Théon le Sophiste, Progymasm, V)

Par andoar - Publié dans : alliés substanciels
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