Baghavad Gitâ
A la fois guide de sagesse et récit cosmologique, la Bhagavad-Gîta est l'un des principaux textes sacrés de l'Inde, avec les Vedas et les Upanishad.
Ecrit en sanskrit il y a 2500 ans, ce texte offre des recoupements saisissants avec les théories les plus récentes de la physique quantique et de l'astrophysique, au sujet du Big-Bang, de la structure de l'univers, ou la nature énergétique et probabiliste de la matière.Traduit du sanscrit par Anne-Marie Esnoul et Olivier Lacombe
Editions du Seuil, collection Points-SeuilExtraits
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"Tout ce monde vivant est sous-tendu par moi
"Considère que tous les êtres ont cette double nature comme matrice. |

| "Enveloppé de ma magie et de mon pouvoir yogique, je ne suis pas visible à tous. Ce monde égaré ne me reconnait pas comme le Non-né, immuable." "C'est par l'activité des qualités constitutives de la nature qu'en toute occasion les actes s'accomplissent. Mais si elle se laisse égarer par le moi factice, l'âme pense qu'elle en est l'agent. Cependant, celui qui connait la double série des qualités constitutives et des actes se rend compte qu'il s'agit simplement d'une action des qualités sur les qualités; en conséquence il ne s'y attache pas. Egarés par les qualités de la nature, les hommes ordinaires s'attachent aux activités de ces qualités. Faibles, ils n'ont de la vérité qu'une connaissance parcellaire." "Cette mienne magie, divine et constituée par les "qualités naturelles", est inscrutable. Ceux qui s'abandonnent à moi, ceux-là vont au-delà de cette magie." "Celui qui me voit partout et qui voit le Tout en moi, je ne suis jamais perdu pour lui et il n'est jamais perdu pour moi."
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| "Allons! Je vais maintenant t'exposer mes divines manifestations, en m'en tenant à l'essentiel, ô meilleur des Kuru, car mon expansion est illimitée. Des créatures je suis le commencement, la fin, et le milieu. "Jugement, connaissance, savoir exempt d'engagement, patience, vérité, maîtrise de soi, plaisir et douleur, existence et non-existence, crainte et sécurité, non-nuisance, équanimité, contentement, austérité, libéralité, honneur et déshonneur, toutes ces manières d'être, dans leur diversité comme dans leur singularité, viennent de moi.
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| "Je vais maintenant énoncer ce connaissable par la connaissance de quoi on obtient ce qui est immortel: le Brahman sans commencement, suprême; on le dit ni être, ni non-être. (XIII, 12-25)
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| "Chaque fois qu'il naît un être, "Les êtres qui ont une forme, ô fils de Kuntî,
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| "L'homme qui, abandonnant tous ses désirs, va et vient, libre d'attachement, ne dit plus: "C'est à moi", ni "Je"; celui-là accède à la paix."
"Satisfait de ce qu'il reçoit par hasard, ayant surmonté les couples des contraires, exempt d'égoisme, toujours le même dans le succès comme dans l'insuccès, il a beau agir, il n'est pas lié." "L'ascète en qui tout mal a disparu, qui se discipline et s'unifie lui-même sans cesse, atteint aisément le bonheur infini: se confondre en Brahman." |
